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gnaler
un
très
curieux
baptistère
de
style
carolingien,
qui
mériterait
d'être
débarrassé
du
badigeon
qui
le
déshonore
et
d'être
remis
en
place.
M.
le
curé
de
Coussey,
qui
s'occupe
avec
soin
et
intelligence
de
réparer
et
d'assainir
son
église,
nous
promet
de
s'en
occuper,
et
M.
Germain
prend
l'engagement
de
réunir
à
notre
intention
quelques
renseignements
sur
ce
monument
et
sur
le
village
de
Coussey,
autrefois
érigé
en
commune,
ainsi
que
nous
le
rappelle
l'épitaphe
en
vers
de
Claude
Petit-Jean
dit
Rigault,
l'un
de
ses
maïeurs
au
commencement
du
dix-septième
siècle.
«
En
deux
heures
environ,
nous
franchissons
les
douze
kilomètres
qui
séparent
Neufchâteau
de
Domremy
et
mettons
pied
à
terre
devant
l'église
qui
s'élève
à
quelques
mètres
de
l'habitation
de
la
famille
de
Jeanne
d'Arc.
«
Avant
de
commencer
notre
visite,
M.
l'abbé
Lecot
veut
bien
célébrer
la
messe
à
l'intention
de
la
protectrice
de
Compiègne
et
une
foule
nombreuse
et
recueillie
d'habitants
se
presse
sous
les
voûtes
du
modeste
édifice
dans
lequel
Jeanne
venait
prier
(1).
«
L'éloquent
orateur,
qui
a
prononcé
le
panégyrique
de
Jeanne
d'Arc
le
jour
de
l'inauguration
de
sa
statue
à
Compiègne,
remercie
en
quelques
paroles
émues
les
pieux
enfants
de
Domremy
et
de
vieux
chants
patriotiques
lorrains
se
font
entendre
à
l'issue
du
saint
sacrifice.
L'église
de
Domremy,
plusieurs
fois
remaniée,
conserve
encore
quelques
pierres
tombales
curieuses.
(1)
Par
décret
du
2
mars
1886,
M.
l'abbé
Lecot,
curé
de
la
paroisse
de
Saint-Antoine
à
Compiègne
a
été
nommé
Évêque
de
Dijon.
Autour
du
chœur
et
à
la
voûte
sont
de
riches
bannières
et
de
nombreuses
couronnes
offertes
par
la
piété
d'un
grand
nombre
de
villes
de
France.
Espérons
qu'un
jour
viendra
où
l'aiguille
des
femmes
de
Compiègne
y
apportera
aussi
le
témoignage
de
la
reconnaissance
de
nos
compatriotes.
«
La
maison
de
Jeanne
d'Arc
que
nous
visitons
ensuite
a
été
soigneusement
décrite
par
de
nombreux
écrivains
et
M.
Sorel
lui
a
consacré
quelques
pages
qui
nous
dispenseront
d'insister
sur
les
dispositions
de
cette
modeste
habitation.
«
Avant
de
quitter
la
maison
de
la
Pucelle,
où
les
petites
filles
de
l'école
nous
récitent,
avec
beaucoup
de
justesse,
quelques
poésies
en
l'honneur
de
Jeanne
d'Arc,
nous
y
déposons
une
plaque
de
marbre
blanc
portant
l'inscription
suivante
:
A
JEANNE
D'ARC
LA
SOCIÉTÉ
HISTORIQUE
DE
COMPIÈGNE
24
juillet
1885.
«
En
priant
MM.
l'abbé
Bourgaut,
curé
de
Dom-
remy,
de
vouloir
bien
la
faire
placer
sur
une
des
parois
de
la
pièce
principale,
dès
que
les
formalités
administratives
auront
été
remplies.
«
En
même
temps,
l'un
de
nous
écrit,
sur
le
registre
des
visiteurs,
le
mémorial
suivant,
qui
reçoit
la
signature
de
chacun
des
membres
de
notre
pèlerinage
:
7