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«
Les
membres
de
la
Société
historique
de
Compiègne,
admirateurs
émus
de
l'héroïne
de
Domremy,
<<
heureux
de
retrouver
les
moindres
souvenirs
qui
se
<<
rattachent
à
la
vaillante
vierge,
et
profondément
<<
reconnaissants
pour
la
population
de
Domremy
qui
<<
s'est
associée
à
eux
dans
un
hommage
commun
au
<<
pied
des
autels
(1).
»
<<
Pendant
ce
temps,
M.
Auguste
de
Pommery,
un
picard
devenu
lorrain,
mais
qui
conserve
dans
notre
pays
de
nombreuses
relations
et
de
vieilles
amitiés,
est
venu
se
joindre
à
nous,
ainsi
que
M.
l'abbé
Pierre-fite,
membre
de
la
Société
d'émulation
des
Vosges
et
curé
d'Ainvelle.
«
Nous
nous
acheminons
vers
l'Hôtel
de
la
Pucelle,
après
avoir
examiné
rapidement,
ce
qui
suffit
bien,
le
monument
élevé
le
10
septembre
1820,
et
qui
se
compose
d'un
édicule
soutenu
par
quatre
colonnes,
au
centre
duquel
se
trouve
un
buste
de
Jeanne
d'Arc,
coiffée
d'une
toque
et
dans
la
toilette
que
portent
les
femmes
de
la
Restauration.
<<
Au
dessert,
picards
et
lorrains
choquent
leurs
verres
en
souvenir
de
l'héroïne
de
Domremy,
dont
le
généreux
dévouement
lui
faisait
désirer,
pendant
sa
captivité,
de
venir
revoir
ses
bons
amys
de
Compiègne.
»
Aujourd'hui,
la
modeste
plaque
commémorative
portée
par
la
Société
historique
de
Compiègne
à
Domremy,
est
placée
officiellement
dans
la
chambre
où
est
née
Jeanne
d'Arc;
elle
témoigne
ainsi
des
sentiments
de
cette
Société
pour
la
pauvre
martyre
du
(1)
C'est
Mgr
Lecot
qui
a
formulé
ainsi
la
pensée
qui
nous
animait
tous.
patriotisme.
C'est
la
première
fois,
depuis
un
demi-siècle,
que
pareille
carte
de
visite
est
apposée.
par
d'au-
Puisse
cet
exemple
être
suivi
chaque
année
tres
Sociétés
savantes !
Puissent
également
ces
quelques
pages
inspirer
à
tous
les
cœurs
français
l'idée
d'un
semblable
pèlerinage!
Et
maintenant
il
me
reste
à
adresser
tous
mes
remerciements
à
M.
Alexandre
Duflot,
Professeur
de
dessin
et
membre
de
la
Société
historique
de
Compiègne,
qui
a
bien
voulu,
comme
il
me
l'écrivait
lui-même,
«
payer
aussi
son
tribut
à
la
grande
lorraine,
»
et
qui,
par
la
finesse
de
son
crayon,
a
su
rendre
plus
saisissante
encore,
la
description
de
ces
glorieux
vestiges
que
chacun,
j'en
suis
convaincu,
voudra
visiter
à
son
tour.
Compiègne.
Imprimerie
HENRY
LEFEBVRE,
rue
Solferino,
31.