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son
oreille
lui
donne
le
signal
de
ses
prières,
etc.
«
Et
l'on
remarque
que
cette
inscription
ainsi
rétablie
forme
un
vers
composée
de
spondées
et
de
dactyles,
comme
on
peut
le
voir
en
le
scandant.
>>
J'ai
peine
à
admettre
cette
nouvelle
interprétation,
à
cause
surtout
du
mot
Dea,
d'essence
tout
à
fait
païenne,
ainsi
que
le
reconnait
du
reste
l'auteur
lui-même,
essence
que
l'épithète
piam
ne
saurait
suffisamment
corriger.
Enfin,
faut-il
voir
dans
les
dernières
lettres
de
l'inscription
les
mots
de
Bermont
et
lire
:
«
Ave
Maria
de
Bermongt
»
en
tenant
compte
de
lettres
omises
ou
mal
placées
?
Je
ne
puis
l'admettre
davantage.
Dans
cette
situation,
j'ai
fait
moi-même
appel
aux
lecteurs
de
l'Intermédiaire
des
chercheurs
et
curieux,
et
dans
la
livraison
du
10
avril
1886,
je
leur
ai
soumis
le
texte
de
l'inscription
et
l'interprétation
fournie
par
M.
Renault,
de
Vaucouleurs,
en
sollicitant
d'eux
le
véritable
mot
de
l'énigme.
Une
seule
réponse,
signée
Herbert
Lescrivain,
a
été
insérée
dans
la
livraison
du
10
mai.
Elle
est
ainsi
conçue
:
«
Je
crois
qu'il
ne
faut
pas
chercher
une
légende
aussi
compliquée
que
celle
que
propose
M.
Renault
pour
la
cloche
de
Bermont.
On
sait
que
les
fondeurs
étaient
souvent
fort
illettrés
et
ne
se
gênaient
pas
pour
déplacer
ou
supprimer
des
lettres.
J'y
verrais
tout
simplement
une
inscription
pieuse
commençant
par
Ave
Maria
et
se
terminant
par
deux
autres
mots
formant
un
des
qualificatifs
ordinaires
de
la
Vierge,
Regina
Angelorum,
par
exemple.
>>
Il
est
possible,
en
effet,
que
les
trois
dernières
lettres
puissent
signifier
Angelorum,
en
convertissant
le
t
final
en
un
I
barré,
ce
qui
donne
angl,
abréviation
d'Angelorum.
C'est
le
sentiment
de
plusieurs
archéologues
que
j'ai
consultés
à
cet
égard.
Mais,
quant
à
la
teneur
entière
de
l'inscription,
Adhuc
sub
judice
lis
est.
Toutefois,
s'il
m'était
permis
de
hasarder,
à
mon
tour,
une
interprétation
nouvelle,
je
serais
disposé,
tout
en
tenant
compte
de
l'interversion
et
des
erreurs
de
lettres,
à
proposer
celle-ci
:
Ave
Maria,
Dei
alma
genitrix,
interprétation
qu'adopte
également
Mgr
Lecot.
En
attendant
que
la
lumière
se
fasse
sur
ce
point
si
nébuleux,
revenons
à
la
Chapelle
de
Bermont.
Une
fois
que
sa
réédification
fut
terminée,
M.
Sainsère
aîné,
à
la
mémoire
duquel
on
ne
saurait
trop
rendre
hommage,
vint
occuper
la
paisible
habitation
qu'il
s'était
fait
construire
à
côté
du
sanctuaire,
pour
lequel
il
avait
une
si
touchante
vénération.
C'est
là
qu'il
mourut
en
1848,
et
selon
ses
dernières
volontés,
il
fut
enterré
au
chevet
même
de
la
Chapelle.
Sur
sa
tombe,
on
lit
:
DOM
Ci-git
Claude-Jean-Baptiste
Sainsère
né
à
Vaucouleurs
le
2
juillet
1771,
décédé
le
12
novembre
1848.
Il
est
le
restaurateur
de
cette
Chapelle
qui,
suivant
la
tradition
confirmée
par
l'histoire,
est
bien
véritablement
celle
dans
laquelle
Jeanne
d'Arc
reçut
les
inspirations
qui
la
portèrent
à
se
dévouer
au
service
de
son
pays.
Respectez
cette
Chapelle
en
mémoire
de
l'héroïne
qui
arracha
la
France
des
mains
des
Anglais
et
la
cendre
que
couvre
cette
tombe.