Cliquez dans l'image pour passer en plein écran.
<<
Dans
le
mot
aurem
l'inscription
donne
seulement
avem
parce
que
le
mouleur
a
interverti
la
lettre
r
qu'il
a
placée
après
la
lettre
m
au
lieu
de
la
mettre
entre
l'u
et
l'e.
Pia.
La
première
lettre
de
ce
mot
est
un
p
quoique
ressemblant
beaucoup
à
l'e.
Dea.
Point
d'observation.
«
Quant
au
mot
armonat
on
remarque
que
le
mouleur
a
lié
les
3
lettres
arm
au
mot
DEA
tandis
qu'il
devait
les
en
séparer,
et,
au
contraire,
il
a
détaché
ONAT
des
3
lettres
ARM,
tandis
qu'il
aurait
dû
les
rapprocher
pour
composer
le
seul
mot
armonat.
<<
Toutes
ces
fautes
proviennent
probablement
du
défaut
de
connaissance
du
fondeur
qui
n'aura
pas
compris
la
phrase
latine
et
qui
en
aura
appliqué
les
lettres
au
hasard,
comme
on
le
voit
encore
quelquefois
de
nos
jours
de
la
part
des
ouvriers
illettrés.
«
En
adoptant
l'inscription
rétablie
d'après
ce
que
viens
de
dire
elle
donne
:
Aurem
pia
Dea
armonat.
Ce
qui
signifie
:
La
divinité
pieuse
réjouit
l'oreille.
«
Le
mot
Dea
signifie
déesse,
mais
pour
la
distinguer
de
la
divinité
du
payen,
on
a
ajouté
dans
les
siècles
postérieurs
l'épithète
pia
ce
qui
signifie
maintenant
Vierge
pieuse
ou
chaste.
«
D'un
autre
côté,
on
dédiait
les
cloches
à
un
Saint
ou
à
la
Vierge
Marie,
de
sorte
que
pia
dea
est
pris
ici
pour
Sainte
Vierge
ou
pour
la
patronne
de
Bermont
qui
parle
comme
cela
est
d'usage
lorsqu'on
personnifie
les
cloches
:
«
Quant
au
mot
armonat,
ce
mot
vient
de
la
basse
latinité
armonare,
harmonier,
plaire,
rendre
des
sons
agréables,
réjouir,
etc.,
etc.
«
Cependant,
quoique
le
mot
armonat
soit
très
pratique
pour
le
temps
où
il
a
été
employé,
on
pourrait
encore
former
une
autre
conjecture,
c'est
qu'au
lieu
de
«
armonat
»
le
mouleur
a
pensé
mettre
«
admonet
»
de
admonere
avertir.
Dans
cette
hypothèse,
l'inscription
serait
:
Aurem
piam
Dea
admonet.
C'est-à-dire
que
la
Vierge
pieuse
avertit
l'oreille,
ou
autrement
que
la
cloche
frappe
l'oreille
comme
donnant
le
signal
de
la
prière,
etc.,
etc.
De
tout
ce
qui
précède,
on
pense
que
la
cloche
a
été
fondue
de
1350
à
1400.
«
SUITE
DES
OBSERVATIONS
SUR
L'INSCRIPTION
CAMPANINE
DE
BERMONT.
«
On
a
démontré
que
le
mouleur
avait
interverti
I'r
dans
aurem
et
que
dans
admonet
il
avait
mis
un
a
pour
un
e.
D'après
le
sens
que
l'auteur
de
l'inscription
a
eu
en
vue,
il
parait
évident
qu'il
a
écrit
:
aurem
piam
Dea
admonet.
«
Et
sur
la
cloche
le
mouleur
a
oublié
de
mettre
un
M
après
pia.
«
De
sorte
que
l'inscription
est
définitivement
:
Aurem
piam
dea
admonet.
«
C'est-à-dire
la
divinité,
la
Ste-Patronne,
la
Sainte-Vierge
avertit
l'oreille
pieuse
ou
religieuse
-
frappe