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actuelles.
Voici
l'ordre
dans
lequel
elles
sont
groupées
:
avempeiadeaapmangt
(1)
«
Cette
curieuse
inscription
signalée
par
M.
Sainsère
a
déjà
exercé
l'attention
et
la
perspicacité
d'un
grand
nombre
de
savants.
Elle
a
été
soumise
notamment
à
la
Société
académique
de
Nancy.
Cependant
tous
les
efforts
étaient
restés
inutiles
lorsqu'un
numismate
distingué,
M.
Renault,
notaire
à
Vaucouleurs,
en
a
donné
une
interprétation
des
plus
ingénieuses.
>>
M.
Renault
a
divisé
l'inscription
en
trois
groupes
dont
chaque
lettre
doit
être
pointée.
Le
premier
groupe,
composé
des
lettres
a.v.e.m.p.e.i.a.
signifierait
ainsi
:
«
Ad
virginem
ex
manibus
populi
extrahentem
impe-
rium
Anglicani:
»
Le
second
:
d.e.a.a.p.m.:
dedicatum
est
apud
agrum
post
mortem:
Le
troisième
:
a.n.g.t.:
ad
nominis
gloriam
tintin-
nabulum.
Traduction
libre
:
«
Cette
petite
cloche
a
été
dédiée,
dans
ce
lieu,
après
sa
mort
et
pour
la
gloire
de
son
nom,
à
la
Vierge
qui
a
arraché
le
royaume
des
mains
du
peuple
anglais.
»
Cette
interprétation
fut,
dit-on,
l'objet
d'une
com-
(1)
Quelques
personnes,
notamment
M.
l'Abbé
Bourgaut
(Guide
et
souvenirs
du
Pèlerin
à
Domremy,
p.
66)
et
M.
Léon
Germain
(Anciennes
cloches
romanes,
p.
1o,
Nancy,
1885),
remplacent
la
lettre
P
(5°
et
13°)
par
la
lettre
r.
Malheureusement,
jusqu'ici,
il
n'a
pas
été
fait
d'estampage
de
cette
inscription,
ce
qui
aurait
levé
toute
espèce
de
doute
sur
la
nature,
la
place
et
la
forme
des
caractères
qui
la
composent.
munication
par
M.
Mollevaut
à
l'Académie
des
inscriptions
et
belles
lettres
qui
l'aurait
approuvée
(1).
Suivant
M.
Vallet
de
Viriville,
au
contraire,
elle
laisse
beaucoup
à
désirer,
car
elle
repose
sur
un
principe
purement
arbitraire,
M.
Renault
ayant
pu
à
ces
mots
substituer
toute
autre
phrase.
«
Pour
la
solution
définitive,
ajoute
l'éminent
archéologue
à
qui
l'époque
de
Charles
VII
était
si
familière,
il
y
aurait
à
trouver
:
1°
Une
rédaction
plus
correcte
et,
2°
il
faudrait
découvrir
dans
un
autre
ordre
de
documents
écrits
un
témoignage
quelconque
qui
coïncidât
directement
avec
la
version
que
l'on
aurait
admise
et
qui
donnerait
ainsi
à
une
simple
hypothèse
préalable
le
caractère
d'une
irréfragable
certitude
(2).
M.
Vallet
de
Viriville
aurait
pu
ajouter
que
les
expressions
latines
citées
par
M.
Renaud
ne
devaient
pas
être
usitées
à
cette
époque,
surtout
en
matière
religieuse.
M.
Renaut
n'en
a
pas
moins
fait
une
œuvre
d'imagination
fort
curieuse,
quant
au
sens,
et
ce
serait
le
cas
de
s'écrier
avec
le
proverbe
italien
:
«
si
non
è
vero,
è
ben
trovato!»
M.
l'abbé
Bourgaut,
curé
de
Domremy,
placé
mieux
que
personne
pour
voir
de
près
la
cloche,
n'adopte
pas
non
plus
cette
interprétation ;
«
ni
abréviations,
ni
ponctuation,
nul
signe
n'indique,
écrit-il,
le
sens
primitif
de
l'inscription.
Ce
qui
n'a
pas
empêché
certains
savants
de
couper
cette
ligne
épigraphique
(1)
Il
n'existe
dans
les
comptes-rendus
officiels
de
la
savante
Compagnie,
aucune
communication
de
ce
genre.
(2)
Echo
du
Monde
savant,
loc.
cit.