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tares
de
terre
qui
en
faisaient
partie,
à
plusieurs
habitants
de
Goussaincourt.
Plus
tard,
restée
indivise
entre
trente-deux
propriétaires,
elle
devint
l'objet
de
nombreux
pèlerinages
où
l'on
venait
surtout
invoquer
la
protection
de
saint
Thiébaut
dans
les
cas
de
sécheresse.
Le
dernier
de
ces
pèlerinages
eut
lieu
en
1878
sous
la
haute
direction
de
Mgr
l'Evêque
de
Saint-Dié.
Mais
faute
d'entretien,
l'oratoire
séculaire
menaçait
ruine
et,
comme
la
Chapelle
Sainte-Marie
il
allait
bientôt
n'être
plus
qu'un
amas
de
pierres,
lorsqu'un
homme
aussi
généreux
de
cœur
que
distingué
d'esprit,
M.
Sainsère
aîné,
de
Vaucouleurs,
qui
déjà,
avait
acquis
les
droits
de
la
plupart
des
co-pro-priétaires
indivis,
se
rendit
adjudicataire
du
tout
le
16
mars
1835
devant
le
tribunal
civil
de
Neufchâteau
où
la
licitation
en
était
poursuivie.
Une
fois
devenu,
à
sa
grande
satisfaction,
libre
de
disposer
comme
bon
lui
semblerait,
de
ces
vestiges
d'un
passé
qui
lui
était
cher,
il
n'eut
plus
qu'une
pensée,
ce
fut
de
remettre
en
son
état
primitif
le
modeste
édifice.
Il
confia
ce
soin
à
M.
Desaux,
architecte
de
Neufchâteau,
qui
lui
présenta
peu
de
temps
après,
un
devis
en
tête
duquel
on
lit
les
lignes
suivantes
:
«
La
restauration
de
cette
chapelle
est
faite
par
M.
Sainsère
afin
de
perpétuer
à
jamais
s'il
est
possible,
la
mémoire
de
Jeanne
d'Arc
qui,
d'après
l'histoire
et
toutes
les
traditions
du
pays,
reçut
dans
cette
chapelle
l'heureuse
inspiration
de
sauver
son
Roi
et
de
soustraire
sa
patrie
à
la
domination
de
la
Grande
Bretagne.
«
L'état
de
vétusté
de
cette
chapelle
ne
permet
pas
de
conserver
les
murs
de
la
nef;
comme
ceux
du
chœur
paraissent
solides,
ils
seront
maintenus
jusqu'à
ce
qu'un
examen
sévère
qui
en
sera
fait,
après
l'enlèvement
de
la
couverture,
permette
d'en
apprécier
la
solidité.
«
La
reconstruction
des
murs
sera
faite
sur
les
anciennes
fondations,
en
conservant
les
formes
et
les
dimensions
qui
ont
frappé
les
regards
de
Jeanne
d'Arc
et
de
ses
contemporains.
»
Moins
de
deux
ans
plus
tard,
l'ancien
oratoire
était
à
peu
près
entièrement
restauré,
et
le
2
mars
1836,
M.
Alexandre
de
Haldat,
alors
Secrétaire
de
l'Académie
de
Nancy
et
l'un
des
derniers
descendants
de
la
famille
de
Jeanne
d'Arc,
écrivait
à
M.
Sainsère
aîné
qui
l'avait
mis
au
courant
de
l'exécution
des
travaux
:
«
Sans
doute,
il
eût
été
plus
heureux
que,
mieux
conservé,
ce
monument
eût
exigé
moins
de
reconstruction,
mais,
quoique
vous
ayez
été
obligé
de
refaire
une
grande
partie
de
la
maçonnerie,
le
but
principal,
le
but
moral
n'en
sera
pas
moins
atteint,
car,
il
importe
bien
moins
au
public,
aux
cœurs
généreux
pour
lesquels
l'honneur
national,
l'honneur
du
pays
est
quelque
chose,
de
savoir
que
l'édifice
qu'il
visitera
est
absolument
tel
qu'il
était
à
l'époque
des
pèlerinages
fréquents
de
l'illustre
Jeanne,
que
de
savoir
que
c'est
bien
dans
ce
lieu
qu'elle
se
rendait
et
où
elle
exhalait
ses
vœux
ardents
pour
la
conservation
du
trône
légitime
et
l'honneur
du
nom
français,
que
l'édifice
qu'il
aura
sous
les
yeux
est
rétabli
sur
les
mêmes
fondations,
sur
le
même
plan
et
avec
les
mêmes
matériaux ;
qu'il
le
représente
enfin
autant
qu'il
est
possible.
Vous
avez
atteint
ce
but
honorable
et
on
ne
peut
qu'applaudir
à
votre
zèle
patriotique.