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sait
exécuter
des
travaux
importants.
Le
fronton,
où
son
nom
est
sculpté
ainsi
que
la
clé
de
voûte
trouvée
dans
les
fouilles
en
1869
et
qui
ornent
aujourd'hui
la
première
pièce
de
la
maison
de
Domremy,
en
sont
la
preuve ;
mais
elle
fut
entièrement
détruite,
comme
je
l'ai
déjà
dit,
lors
de
l'invasion
des
Danois
en
Lorraine
au
XVIIe
siècle
:
Habent
sua
fata...
SACELLA!...
Le
fameux
Arbre
des
Fées
eut
le
même
sort.
De
l'humble
édifice,
il
ne
resta
plus
qu'un
amas
de
décombres
qui
demeura
longtemps
en
place
et
que
les
vignerons
du
pays
baptisèrent
du
nom
de
Pierrier
de
la
Pucelle.
Puis
ces
décombres
finirent
par
disparaître.
«
Cependant,
en
1855,
raconte
M.
Huin,
un
habitant
de
Domremy,
dans
ses
fréquents
voyages
au
Pierrier
de
la
Pucelle,
où
il
a
conduit
plus
d'un
visiteur,
fut
frappé
des
sites
majestueux
qui
l'environnent.
Ce
lieu
devint
bientôt
si
cher
à
son
cœur
qu'il
voulut
s'assurer
si,
là,
il
ne
restait
rien
qui
pût
lui
rappeler
plus
particulièrement
Jeanne
d'Arc.
Il
n'eut
pas
de
repos
que
des
fouilles
ne
fussent
commencées.
((
Il
prit
avec
lui
des
ouvriers
du
village,
et
tous
travaillèrent
avec
ardeur.
Au
bout
de
trois
jours,
il
fut
grandement
récompensé,
car
non
seulement,
il
trouva
les
fondations
de
la
Chapelle
mais
encore
un
mètre
et
demi
de
mur
au-dessus
de
ses
fondations.
Opérant
avec
le
plus
grand
soin,
afin
de
ne
détériorer
les
murs
que
le
moins
possible,
il
vit
que
le
plafond
de
ces
murs
se
composait
de
chaux
presque
pure,
assez
bien
conservée,
mais
qu'une
pluie
survenue
peu
de
temps
après,
a
dissoute.
«
Le
sol
de
la
chapelle,
composé
de
mortier
de
sable
que
le
temps
a
durci,
n'a
pas
permis
de
retirer
entières
les
quelques
briques
çà
et
là
répandues
sur
le
sol,
où
elles
étaient
fortement
collées,
avec
on
ne
sait
quelle
espèce
de
ciment.
«
Ces
briques
enlevées
avec
le
plus
grand
soin,
ont
été
déposées
dans
la
maison
de
Jeanne
d'Arc,
et
l'on
éprouve
une
sorte
de
bonheur
à
penser
que
Jeanne
elle-même
les
a
foulées
aux
pieds
dans
ses
fréquentes
visites
à
l'Ermitage.
«
Des
pierres
de
taille,
d'une
extrême
blancheur,
ont
été
retirées
des
décombres,
ainsi
que
quelques
débris
dont
la
forme
a
fait
juger
qu'ils
provenaient
de
fenêtres
terminées
par
des
arcs
ou
ogives...
«
En
mémoire
de
l'Arbre
du
Beau-Mai,
l'habitant
de
Domremy
planta
un
hêtre
sur
les
ruines
de
l'Ermitage,
du
côté
de
Bourlemont,
et
un
chêne
en
l'honneur
de
Jeanne
d'Arc,
du
côté
de
Domremy
(1).
»
Il
y
a
quelques
années,
grâce
à
la
généreuse
initiative
de
Madame
la
Duchesse
de
Chevreuse
et
au
concours
d'âmes
pieuses,
on
projeta
de
construire
sur
l'emplacement
de
l'ancienne
Chapelle,
et
d'après
les
plans
de
M.
Paul
Sédille,
architecte
distingué
de
Paris,
une
véritable
église
de
style
roman,
qui
dominerait
ainsi
toute
la
vallée,
et
au-devant
de
laquelle
serait
ménagé
un
autel
permettant
de
célébrer
la
messe
en
plein
air,
certains
jours
de
pèlerinage.
Un
groupe
colossal,
dont
l'exécution
fut
confiée
à
M.
Allard,
prendra
place
au-dessous
de
cet
autel
et
représentera
saint
Michel,
sous
le
vocable
(1)
Notice
sur
l'Ermitage
de
Sainte-Marie,
p.
10.