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ressembler
à
ce
qu'elle
est
aujourd'hui ;
le
corps
de
logis
habité
par
la
famille
d'Arc
donnait
sur
une
petite
cour,
qui
elle-même,
était
bordée
par
des
constructions
occupées
par
Gérardin
et
qui
ne
permettaient
pas
de
voir
de
la
rue,
le
pignon
où
est
née
Jeanne
d'Arc.
Sur
l'un
des
côtés
et
par
derrière
il
était
également
masqué
par
plusieurs
propriétés
appartenant
en
dernier
lieu
à
MM.
Humblot,
Liétard
et
Boudin
(1).
Au
commencement
de
ce
siècle,
la
destination
en
était
complètement
changée,
et
encore,
bien
que
le
propriétaire
attachât
à
la
possession
de
cette
pauvre
maison,
un
prix
tout
particulier,
ainsi
qu'on
le
verra
plus
loin,
il
l'avait
laissée
dans
un
état
de
délabrement
absolu.
<<
Les
chambres
où
logèrent
l'héroïne
et
ses
parents,
écrivait
alors
le
Narrateur
de
la
Meuse,
sont
converties
en
étables ;
de
vils
animaux
occupent
l'emplacement
du
lit
de
Jeanne
d'Arc;
son
armoire
vermoulue
renferme
des
ustensiles
d'écurie.
»
Voici,
au
surplus,
la
description
qu'en
faisait
vers
1819,
M.
Jollois,
chargé
de
la
restauration
de
cette
antique
demeure
:
«
Après
avoir
traversé
les
pièces
qui
composent
la
maison
de
Gérardin,
on
arrive
dans
une
petite
cour
obscure
qui
précède
cette
habitation
et
qui
probablement
en
faisait
partie.
La
première
pièce,
est
la
chambre
dans
laquelle
on
suppose
que
l'héroïne
est
née.
Ses
quatre
murailles
sont
sales,
dégradées
et
dans
le
plus
mauvais
état,
tant
à
l'intérieur
qu'à
l'extérieur.....
«
La
chambre
est
remplie
par
deux
cuves
où
l'on
(1) V. le plan reproduit d'après M. Jollois.