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fait
fermenter
le
vin,
à
l'époque
des
vendanges.
Le
plancher
supérieur
est
entièrement
dégradé.
Il
ne
reste
plus
d'intact,
que
la
poutre
du
milieu
et
deux
demi-poutres
engagées
dans
les
murs
latéraux,
sur
lesquelles
portaient
les
madriers
qui
forment
le
plancher,
on
voit
encore
les
entailles
pratiquées
dans
ces
poutres
pour
recevoir
les
bouts
des
madriers.
Ces
derniers
sont
aujourd'hui
remplacés
par
de
mauvaises
solives,
toutes
vermoulues,
qui
ne
sont
ni
équarries
ni
dégrossies.
«
Sur
la
face
latérale
de
droite,
en
entrant,
on
remarque
deux
petites
armoires,
ménagées
dans
l'épaisseur
de
la
muraille.
Elles
sont
surmontées
d'une
corniche
de
pierre,
en
partie
détruite ;
la
face
latérale
de
gauche,
offre
les
restes
d'une
cheminée
dont
le
manteau
se
voit
dans
l'habitation
de
Gérardin.
Le
mur
de
face
est
percé
d'une
seule
ouverture
qui
donne
du
jour
dans
la
pièce.
Il
y
avait
autrefois
une
fenêtre,
dont
l'encadrement
était
en
pierre
de
taille,
et
qui
était
partagée
en
deux
compartiments
par
un
montant,
aussi
en
pierre.
Mais
l'un
de
ces
compartiments
est
aujourd'hui
muré.
On
remarque
aussi
dans
la
pierre
de
taille,
des
trous
qui
annoncent
l'ancienne
existence
de
barreaux
de
fer.
«
De
la
chambre
de
Jeanne
d'Arc
(1)
on
communique
par
une
porte,
à
droite,
dans
une
pièce
servant
aujourd'hui
d'étable
à
vaches.
C'est
un
véritable
bouge
qui
ne
reçoit
de
lumière
que
par
une
petite
fenêtre
ouverte
sur
le
jardin.
La
porte
du
fond
(1)
M.
Jollois
désigne
ici
sous
le
nom
de
chambre
de
Jeanne
d'Arc
la
pièce
où
elle
serait
née
et
non
celle
où
elle
couchait
dont
il
parle
ensuite.
conduit
à
une
pièce
servant
de
cellier,
mais
qui
paraît
avoir
été
anciennement
une
chambre
à
four,
on
y
voit,
en
effet,
les
débris
d'un
four
et
de
sa
cheminée.
«
Toutes
ces
pièces
sont
humides
et
sales,
à
un
point
dont
on
ne
peut
se
faire
une
juste
idée,
si
on
ne
l'a
vu
soi-même.
Elles
sont
plus
basses
de
soixante
à
quatre-vingts
centimètres
que
le
sol
du
jardin
dépendant
de
cette
habitation ;
les
eaux
y
rentrent
dans
les
grandes
crues
de
la
Meuse
(1).
»
Ce
misérable
état
n'empêchait
pas
qu'on
venait
tout
exprès
à
Domremy
pour
voir
ce
qui
restait
de
la
chaumière,
et
qu'on
la
saluait
toujours,
avec
une
vénération
profonde,
si
délabrée
qu'elle
fût.
«
Ceux
qui
la
visitaient,
continue
M.
Jollois,
ne
s'en
retournaient
pas
les
mains
vides.
Ils
arrachaient
des
éclats
de
la
poutre
du
plancher
de
la
chambre
de
Jeanne
d'Arc,
et
ils
les
emportaient
comme
des
reliques
précieuses,
qui
devaient
leur
rappeler
un
pèlerinage
où
s'attachaient
des
idées
de
valeur
et
d'héroïsme.
Les
princes
de
la
maison
d'Autriche,
vinrent
eux-mêmes
à
Domremy,
accompagnés
d'une
suite
nombreuse
de
généraux
et
d'officiers,
et
lors-qu'
ils
furent
devant
la
statue
de
Jeanne
d'Arc,
on
les
vit
s'incliner
et
saluer
la
vertueuse
héroïne.
Ils
demandèrent
alors,
les
uns,
des
parcelles
de
bois,
les
autres,
des
éclats
de
pierre
enlevés
dans
la
maison
de
Jeanne.
L'éclat
de
pierre,
dont
on
voit
encore
la
place
au-dessus
du
linteau
de
la
porte
de
la
chambre
de
l'héroïne,
a
été
détaché
par
l'archiduc
Ferdinand.
(1) Hist. abrég. de la vie de Jeanne d'Arc, p. 165.