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parmi
lesquels
figurent
d'Aulon,
son
écuyer,
Guillaume
de
la
Chambre,
maître
ès
arts
et
en
médecine,
et
Jean
duc
d'Alençon,
les
membres
de
Jeanne
d'Arc
étaient
bien
proportionnés,
sa
taille
fine,
sa
poitrine
développée
(1).
«
On
a
plusieurs
raisons
de
croire,
dit
M.
Le
Brun
de
Charmettes,
qu'elle
était
d'une
taille
élevée.
Guillaume
Guasco,
seigneur
italien,
qui
l'avait
vue
à
la
cour
de
Charles
VII,
rapportait
qu'elle
était
de
taille
médiocre
(2).
Ce
gentilhomme
n'avait
guère
pu
la
voir
qu'en
habit
d'homme,
puisqu'elle
n'a
que
bien
rarement
quitté
cet
habit
jusqu'au
jour
où
on
lui
persuada
à
Rouen
de
s'en
dépouiller.
Or,
pour
ne
point
paraître
fort
petite,
pour
paraître
d'une
taille
médiocre
sous
des
habits
d'homme,
il
faut
qu'une
femme
soit
grande
pour
son
sexe.
Il
n'est
personne
qui
n'ait
pu
en
faire
l'observation.
«
Deux
faits
viennent
à
l'appui
de
ma
conjecture,
continue
cet
auteur
qui
a
écrit
l'histoire
la
plus
détaillée
et
la
plus
consciencieuse
de
la
vie
de
la
Pucelle;
j'ai
déjà
rapporté
que
Jeanne
d'Arc
voulant
partir
seule
du
Petit
Burey,
s'était
revêtue
des
habits
de
son
oncle.
Dans
la
suite,
elle
fit
présent
à
Jean
Morel
d'un
vêtement
qu'elle
avait
porté.
Pour
que
les
habits
de
Laxart
allassent
à
Jeanne
d'Arc,
et
pour
que
ceux
de
Jeanne
d'Arc
pussent
aller
à
Jean
Morel,
il
faut
supposer,
ou
que
ces
deux
hommes
étaient
de
(1)
Aliquando
videbat
ejus
mammas,
quæ
pulchræ
erant.
(Déposition
du
duc
d'Alençon
le
3
mai
1456.
Quicherat,
procès
de
Jeanne
d'Arc,
t.
3,
p.
100).
(2)
Philippe
de
Bergame.
De
claris
Mulieribus,
cap.
CLVII.
bien
petite
taille
ou
que
Jeanne
d'Arc
était
fort
grande
pour
son
sexe.....
(1).
«
Guillaume
Guasclo
rapportait
aussi
qu'elle
avait
les
cheveux
noirs,
ce
qui
ne
s'accorde
pas
tout
à
fait
avec
la
teinte
que
présentent
les
portraits
que
nous
possédons
de
la
Pucelle.
Voici
le
détail
de
ses
traits,
d'après
l'un
de
ces
tableaux
(2).
«
Elle
avait
le
front
moyen,
les
yeux
grands,
fendus
en
amende ;
les
prunelles
de
cette
couleur
indécise
entre
le
vert
et
le
brun,
qui
est
particulière
aux
brunes
claires;
le
regard
mélancolique
et
d'une
douceur
inexprimable ;
ses
sourcils
finement
dessinés
ne
s'étendaient
ni
en
arc
parfait,
ni
en
ligne
horizontale ;
une
légère
inflexion
se
faisait
sentir
au
milieu,
et
leur
donnait
un
caractère
infiniment
touchant ;
son
nez
était
droit
et
bien
fait,
un
peu
mince
et
d'une
juste
longueur ;
sa
bouche
était
extrêmement
petite,
ses
lèvres
fines
et
vermeilles ;
le
creu
formé
entre
le
menton
et
la
lèvre
inférieure
était
fortement
marqué ;
le
menton
était
fort
petit
et
peut-être
un
peu
trop
pointu.
Elle
avait,
au
reste,
le
tour
du
visage
beau,
le
teint
uni
et
d'une
extrême
blancheur ;
ses
cheveux,
d'un
beau
châtain
et
dont
elle
avait
une
grande
quantité,
étaient
rejetés
en
arrière
au-dessus
de
ses
tempes,
tombaient
avec
grâce,
autour
d'un
cou
blanc
et
bien
proportionné
et
ne
dépassaient
pas
ses
épaules ;
(1)
Histoire
de
Jeanne
d'Arc,
surnommée
la
Pucelle
d'Orléans,
tirée
de
ses
propres
déclarations,
de
cent
quarante-quatre
dépositions
de
témoins
oculaires,
etc.,
etc.
Paris
1817,
t.
1,
p.
367.
(2)
Il
s'agit
du
tableau
daté
de
1581,
conservé
au
musée
d'Orléans,
et
reproduit
dans
l'ouvrage
de
M.
Vallon:
Jeanne
d'Arc,
Paris
1876,
p.
462.