Cliquez dans l'image pour passer en plein écran.
Plus
heureux
que
n'était
alors
l'éminent
Prélat,
il
m'a
été
donné
de
voir
Domremy,
et
de
contempler
l'endroit
même
où
est
née
et
où
a
grandi
celle
qui,
suivant
l'expression
d'un
de
ses
derniers
historiens,
a
résumé
en
elle
d'une
façon
merveilleuse
et
porté
jusqu'aux
hauteurs
de
l'ordre
surnaturel,
le
patriotisme
français
de
la
fin
du
Moyen
Âge
(1).
Le
25
août
1884,
de
Plombières
où
j'avais
séjourné
pendant
une
saison,
je
me
dirigeai
sur
Neufchâteau,
charmante
petite
ville,
propre,
agréablement
située
et
surtout
bien
pavée
(Res
miranda
populo
!)...
Le
souvenir
de
Jeanne
d'Arc
commence
à
s'y
révéler
aux
yeux
du
touriste.
C'est
dans
cette
ville,
en
effet,
que
la
Pucelle
s'était
réfugiée
avec
sa
famille
pour
échapper
aux
Bourguignons
qui
s'avançaient
vers
Domremy
«
précédés
du
bruit
de
leurs
rapines
et
de
leurs
violences
(2).
»
Le
père
de
Jeanne
fut
reçu,
lui
et
ses
enfants,
par
une
honnête
femme
nommée
la
Rousse
(3),
tenant
une
sorte
d'hôtellerie.
Ils
y
restèrent
un
certain
nombre
de
jours
pendant
les-
quels
Jeanne
se
rendit
aussi
utile
qu'elle
le
put.
C'est
cette
circonstance
qui
a
fait
dire
à
Monstrelet,
historien
Bourguignon:
«
Laquelle
pucelle
Jehanne
fut
grant
espace
de
tems
chamberière
en
une
hostellerie
et
estoit
hardie
de
chevaucher
chevaux
et
les
mener
boyre
et
aussi
de
faire
appertises
que
jeune
fille
n'ont
point
accoustumé
de
faire.
»
Erreur
que
partagea
Etienne
Pasquier,
dans
ses
Recherches
de
la
(1)
Marius
Sepet,
Jeanne
d'Arc,
Tours
1884,
p.
1.
(2)
Le
Brun
de
Charmettes,
Histoire
de
Jeanne
d'Arc,
Paris
1817,
t.
1.
p.
305.
(3)
Interrogatoire
du
22
février
1430.