Cliquez dans l'image pour passer en plein écran.
discours,
noblement
exprimé,
il
paya
aux
vertus
de
l'héroïne,
à
ses
hauts
faits,
ce
juste
tribut
d'éloges
et
exposa
tout
ce
que
l'on
devait
à
la
bonté
et
à
la
munificence
du
Roi
pour
remettre
en
honneur,
dans
son
pays
natal,
la
mémoire
de
la
célèbre
Jeanne
d'Arc.
»
-
ÉGLISE
DE
DOMREMY.
Pour
compléter
les
pages
qu'on
vient
de
lire,
il
me
reste
à
dire
quelques
mots
de
l'Église
de
Domremy,
de
la
Chapelle
de
Sainte-Marie
et
de
la
Chapelle
de
Bermont
qui,
toutes
trois,
sont
également
liées
au
souvenir
de
Jeanne
d'Arc.
L'église
actuelle
de
Domremy
a
été
remaniée
complètement,
mais
les
substructions,
la
grande
voûte,
les
colonnes
et
quelques
pierres
de
deux
contreforts,
ainsi
que
la
base
de
la
tour
sont
contemporaines
de
Jeanne
d'Arc,
d'après
M.
l'abbé
Bourgaut,
qui
a
fait
de
cet
édifice
une
description
des
plus
détaillées
(1).
Quant
au
transept,
à
l'abside,
aux
autels
et
au
clocher,
ils
ont
été
relevés
ou
déplacés
en
1824.
Dans
le
principe,
l'église
était
romane,
longue
de
trois
travées
et
large
de
trois
nefs.
La
tour
était
assise
entre
les
nefs
et
une
sacristie
qui
faisait
saillie
sur
la
rue.
En
1824,
on
éleva
une
abside
sur
l'emplacement
de
l'ancien
portail.
Des
cinq
autels,
deux
consacrés
à
Saint-Sébastien
et
à
Saint-Jean-Baptiste
furent
supprimés ;
mais
les
bases
primitives
furent
conservées.
A
l'intérieur,
entre
l'emplacement
de
la
chapelle
Notre-Dame
de
Domremy,
où
Jeanne
allait
(1)
Guide
et
Souvenirs
du
Pélerin
à
Domremy,
Nancy,
1878,
p.
51.
si
souvent
prier,
on
retrouve
les
fonts
baptismaux
qui
étaient
primitivement
dans
la
chapelle
Saint-Jean-Baptiste,
et
que
la
tradition
fait
remonter
à
l'époque
romane ;
ils
ont
donc
servi
au
baptême
de
la
Pucelle.
Sur
la
même
pierre
elle
tint
plus
tard,
à
son
tour,
un
enfant
de
Gérardin
d'Epinal
et
c'est
à
ce
dernier
qu'elle
disait
avant
de
partir
pour
Vaucouleur:
«
Compère,
si
vous
n'étiez
pas
Bourguignon,
je
vous
dirais
quelque
chose.
>>
On
sait
que
Jeanne
eut,
suivant
l'usage
d'alors,
cinq
marraines
et
quatre
parrains,
ce
qui
prouve
encore
la
considération
dont
jouissait
à
Domremy
la
famille
d'Arc.
Parmi
les
marraines
figurent
Jeannette
veuve
Thiesselin;
ce
sont
vraisemblablement
les
fils
de
cette
dame
Thiesselin,
dont
on
retrouve
la
pierre
tombale
dans
l'église
avec
l'inscription
suivante
:
Ci-Gist Jacob Thiesselin qui trespassa l'an mil ecc. jjjj, xx et jjj, le quinsieme jour de novembre et Vidien Tbiesse- lin son frère qui trepasca l'an mil cccc...
Ces
deux
Thiesselin
furent
entendus
comme
témoins
dans
le
procès
en
Réhabilitation
de
la
Pucelle.
Les
voûtes
de
l'église
et
les
piliers
sont
garnis
de
transparents,
bannières,
oriflammes
et
couronnes,
placés
en
l'honneur
de
Jeanne
d'Arc.
Deux
tableaux
dus
au
même
pinceau,
la
représente
dans
sa
vie
intime.
L'un
porte
l'inscription
suivante
:
«
Jeanne
d'Arc
sous
l'arbre
des
fées,
tresse
dès
MARS
1879.
»
L'autre
a
pour
légende
:
couronnes
-
«
Jeanne
d'Arc
dans
sa
chambre
à
Domremy,
par
un
amateur
Vosgien,
1879.
»
Et
au-dessous,
le