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toyens
et
de
vous
assurer
de
la
parfaite
considération
avec
laquelle
j'ai
l'honneur
d'être
etc.,
etc.
«
Le
comte
DE
ROCHEPLATTE.
>>
Dans
son
enthousiasme,
l'honorable
maire
d'Orléans
commettait
une
erreur
en
signalant
Gérardin
comme
étant
de
la
famille
de
Jeanne
d'Arc
:
pareil
honneur
ne
lui
avait
pas
été
réservé,
mais
comme
on
l'a
déjà
fait
observer,
cette
circonstance
ne
rendait
son
action
que
plus
recommandable
encore.
Le
5
août
1818,
une
ordonnance
royale
approuva
l'acte
du
20
juin
précédent
et
quelque
temps
plus
tard,
le
département
des
Vosges
se
rendit
également
acquéreur
de
tout
l'îlot
de
maisons
dans
lequel
se
trouvait
celle
qui
avait
été
le
berceau
de
Jeanne
d'Arc.
Il
fut
décidé
alors
qu'un
monument
destiné
à
perpétuer
la
mémoire
de
l'héroïne
serait
érigé,
et
qu'auprès
de
l'antique
demeure,
serait
fondée
une
école
gratuite
pour
les
jeunes
filles
de
Domremy,
de
Greux
et
des
communes
environnantes.
Le
roi
accorda,
à
cet
effet,
une
somme
de
20,000
fr.
dont
8,000
fr.
devaient
être
affectés
au
service
d'une
rente
annuelle
de
400
fr.
destinée
à
l'entretien
d'une
sœur
de
charité
qui
serait
chargée
de
diriger
l'école.
Il
donna
également
le
buste
en
marbre
de
Jeanne
d'Arc
qui
devait
être
placé
sur
le
monument.
En
outre,
le
Conseil
général
des
Vosges
vota
en
1817,
sur
la
proposition
du
préfet,
une
somme
de
3,000
fr.
pour
compléter
les
dépenses
rendues
nécessaires
par
l'exécution
des
travaux
et
embellissements
projetés.
On
se
mit
immédiatement
à
l'œuvre ;
l'ancienne
maison
de
Jeanne
d'Arc,
fut
nettoyée,
réparée
et
consolidée
dans
les
parties
qui
semblaient
menacées ;
les
dispositions
en
furent
ménagées,
à
peu
de
chose
près,
telles
qu'elles
nous
apparaissent
aujourd'hui,
et
sur
l'emplacement
d'une
partie
des
bâtiments
qui
l'obstruaient,
on
construisit
les
deux
ailes
qui
servent
à
l'École
des
filles
et
au
Musée.
«
La
façade
de
l'habitation
de
la
famille
d'Arc,
écrit
M.
Jollois,
est
remise
dans
son
état
primitif ;
on
y
a
rétabli
au-dessus
de
la
porte
d'entrée
les
pierres
chargées
de
sculptures
qui
étaient
naguère
au-dessus
de
la
porte
de
la
maison
de
Gérardin.
Quant
à
la
statue
de
l'héroïne
dont
nous
avons
donné
la
description,
elle
sera
restaurée
et
placée
sur
un
piédestal
dans
la
chambre
même
de
Jeanne
d'Arc ;
la
double-fenêtre
qui
éclairait
cette
pièce
a
été
rouverte,
et
l'on
y
a
employé
des
vitraux
de
la
forme
de
ceux
en
usage
au
quinzième
siècle ;
une
bordure
étroite
de
verres
de
couleur
alternativement
rose
et
blanc,
en
forme
l'encadrement ;
la
fenêtre
à
quatre
compartiments
qui
donnait
du
jour
dans
le
grenier,
est
aussi
rétablie ;
les
baies
de
croisées
sont
défendues
à
l'extérieur
par
des
barreaux
en
fer
dont
les
trous
de
scellement
existaient
encore,
on
a
replacé
dans
l'intérieur
de
la
chambre
de
Jeanne
d'Arc
(1)
une
cheminée
qui
en
avait
été
enlevée
autrefois
pour
la
transporter
dans
l'une
des
pièces
de
la
maison
de
Gérardin;
une
corniche
en
pierres
qui
couronne
la
double
armoire
pratiquée
dans
la
face
latérale
à
droite
a
été
réparée ;
sur
la
poutre
du
milieu
et
sur
(1)
Il
s'agit
de
la
pièce
d'entrée
commune
à
la
famille..