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Des
personnes
de
la
suite
des
princes
prirent
jusqu'à
des
herbes,
qui
se
trouvaient
sur
les
murailles
extérieures
de
la
chaumière.
Mais
tous
les
étrangers
ne
se
bornèrent
point
à
ces
larcins
innocents.
Un
comte
prussien
porta
plus
loin
ses
prétentions.
Il
proposa
au
propriétaire
de
la
maison
de
Jeanne
d'Arc,
de
lui
vendre
la
pierre
et
la
statue,
formant
le
couronnement
de
la
porte
d'entrée
de
son
habitation.
Gérardin,
ce
propriétaire
qui
sentait
tout
le
prix
de
ce
monument
historique,
ne
voulut
point
condescendre
au
désir
de
l'étranger.
Celui-ci
crut
qu'il
lèverait
toutes
les
difficultés,
en
proposant
au
propriétaire
de
lui
vendre
la
maison
tout
entière.
Mais
le
refus
de
ce
vrai
patriote,
de
ce
bon
citoyen,
ne
fut
que
plus
obstiné
et,
dès
lors,
toutes
les
propositions
qu'on
lui
fit
furent
rejetées
avec
indignation
»>
(1).
Quelques
années
après,
ce
même
Gérardin,
qui
avait
repoussé
une
offre
de
six
mille
francs
comptant
à
lui
faite
par
un
étranger,
consentait
sur
le
vœu
du
Conseil
général
des
Vosges,
à
vendre
à
ce
département
la
maison
séculaire
de
Jeanne
d'Arc,
moyennant
la
modique
somme
de
deux
mille
cinq
cents
francs.
L'acte
passé
le
20
juin
1818,
à
Domremy-la-Pucelle,
dans
la
maison
même,
devant
Claude
Edme,
notaire
à
Neufchâteau,
porte
ce
qui
suit
:
«
Nicolas
Gérardin,
dragon
au
service
de
France,
retraité
pour
cause
de
blessures
reçues
à
la
défense
du
territoire
français,
de
présent,
vigneron,
domicilié
au
dit
Domremy-la-Pucelle,
son
pays
natal ;
(1)
Histoire
de
la
vie
et
des
exploits
de
Jeanne
d'Arc,
Paris
1821,
p.
153.
«
Lequel
déterminé
par
le
désir
de
faire,
en
faveur
des
habitants
du
département
des
Vosges,
une
concession
qui
leur
soit
agréable,
et
plus
encore,
pour
l'amour
de
sa
patrie,
et
du
Roi,
son
bien-aimé
souverain,
a
bien
volontairement
et
de
son
plein
gré,
déclaré
céder
et
transporter
en
toute
propriété
avec
promesse
de
garantie
ainsi
qu'il
est
exprimé
par
la
loi
:
«
Au
département
des
Vosges,
dont
le
village
de
Domremy
fait
partie;
agissant
par
M
Boula
de
Colombiers,
maître
des
requêtes,
Chevalier
de
l'ordre
royal
de
la
Légion
d'honneur,
Préfet
dudit
département
et
par
MM.
les
membres
du
Conseil
général,
acceptant
au
cas
présent,
par
M.
Florentin
Muel,
propriétaire
de
forges,
domicilié
à
celle
de
Sionne,
l'un
des
membres
dudit
Conseil
général,
aussi
comparaissant
en
personne ;
«
La
maison
qu'il
habite
en
ce
lieu
de
Domremy,
à
lui
provenant
d'ancien,
comme
seul
enfant
et
unique
héritier
d'Albert
Gérardin
son
père,
décédé,
et
appartenant
originairement
à
Jacques
d'Arc
et
à
Isabelle
Romée,
à
Jeanne
d'Arc,
leur
fille,
surnommée
la
Pucelle
d'Orléans
qui
l'a
habitée
et
où
elle
est
née,
au
plus
tard
en
l'an
quatorze
cent-douze,
au
surplus
ainsi
qu'il
est
de
toute
notoriété
et
de
tradition
certaine;
«
Comme
ladite
maison
se
contient
actuellement,
de
haut
en
bas
et
de
fond
en
comble,
avec
tous
ses
bâtiments,
son
jardin
potager
derrière,
le
buste
de
la
dite
Jeanne
d'Arc
placé
à
l'extérieur
au-dessus
de
la
couverte
de
l'entrée
principale ;
ses
terrains
et
accints,
tant
intérieurs
qu'extérieurs,
ses
aisances
et