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Maison de Jeanne 44 (L)

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44 LA MAISON DE JEANNE D'ARC A DOMREMY

Jeanne soignant un blessé Anglais, copie de Gustave Houser par Madame D. Morlaix. Jeanne dans la Crypte de Vaucouleurs échangeant la quenouille contre l'épée, devant l'autel de Saint-Michel, par M. Laurent d'Epinal. Jeanne dans l'Eglise de Tours, offrant son épée à la Sainte-Vierge. (d'après Madame de Guizart). - Jeanne au bûcher Jeanne en costume - Saint-Ban-
de Cour. Jeanne en prison (d'après Saint-Èvre par Marie-Christine d'Orléans, daté de Randan, juillet 1835.) Jeanne d'Arc dans sa prison et l'évêque de Beauvais, par Paul Delaroche, Michel, copie du Louvre par Marie Edmée. nière du Musée de Jeanne d'Arc, par A. Pernot. Jeanne au bûcher, copie de P. C. Marquis, par Mademoiselle Victoire Barbier. Une belle gravure de Jouanin, d'après le tableau de Madame Laure de Chatillon: Jeanne d'Arc vouant ses armes à la Vierge, donné par Napoléon III en 1869 à la ville de Com- piègne et figurant aujourd'hui au Musée Vivenel de cette ville. Première copie de la statue de la prin- cesse Marie. Photographie d'une ancienne tapis- serie des Gobelins, représentant l'entrée triomphale de Jeanne et de Charles VII à Reims, donnée par M. le duc de Montpensier. - Les navires de l'État qui ont porté le nom de Jeanne d'Arc par Mesdemoiselles Thérésa et Louise Griereau. Enfin, plusieurs reproductions photographiques des statues élevées en l'honneur de Jeanne d'Arc, et notamment, celle de Compiègne.
Une des légitimes préoccupations de tout visiteur, en entrant dans cette enceinte vénérée, est de se demander si c'est réellement bien là, qu'est née et qu'a grandi celle qui a sauvé la France.

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Quelques écrivains ont cherché à le mettre en doute, mais l'authenticité de la maison de Jeanne d'Arc a été établie d'une façon tellement claire par M. de Haldat, l'un des descendants de sa famille, qu'il n'est plus possible aujourd'hui de penser le contraire.
En effet, après la mort de la Pucelle, Jacques d'Arc son père, miné par le chagrin, ne lui survécut que quelques mois ; Isabelle Romée, sa mère, resta encore plusieurs années à Domremy, mais en 1438, sur les instances des habitants d'Orléans, elle consentit à aller habiter cette ville avec son fils, et y resta jusqu'en 1458, époque de sa mort.
La maison fut alors possédée par Jean Du Lys, Prévot de Vaucouleurs, second frère de Jeanne, et successivement, par Claude du Lys, Procureur fiscal de Domremy et de Greux pour le comte de Salm; par Etienne ou Thévenin Du Lys; par Claude Du Lys, Curé de Domremy et de Greux; par Didier Du Lys et par les descendants de Claude Du Lys. C'est vraisemblablement à l'un de ces derniers, que Mon- taigne eût l'occasion de parler, quand il dit en parlant de Jeanne d'Arc: « Ses descendants furent annoblis par faveur du roi, et nous montrèrent les armes que le roi leur donna, qui sont d'azur à une espée droite couronnée et poignée d'or, et deux fleurs de lys d'or, au côté de la dite épée, de quoi receveur de Vaucouleurs donna un écusson peint à M. de Caselir. >>
Le fils aîné de Claude Du Lys avait épousé Nicole Thiesselé; or, les armoiries de Thiesselé, sont les mêmes que celles placées à gauche de la porte d'en-


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