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«
C'est
une
figure
de
femme,
de
grandeur
naturelle,
avec
la
fraise
officielle
du
XVe
siècle,
sans
caractère,
les
mains
jointes,
la
tête
nue,
les
cheveux
taillés
en
rond,
et
la
taille
cambrée
en
avant
et
rebondie
par
des
vêtements
de
femme,
mal
empaquetés
dans
une
longue
armure
imbriquée
qui
la
couvre
de
la
tête
aux
pieds
et
lui
donne
exactement
la
figure
d'un
poisson.
En
voyant
cette
figure
de
femme
et
ces
écailles,
on
est
tenté
de
croire
que
l'artiste
a
voulu
représenter
le
monstre
dont
parle
Horace
au
commencement
de
son
Art
poétique.
»
(1)
Quoi
qu'il
en
soit,
à
quelle
époque
cette
statue
a-t-elle
été
érigée
?
Donne-t-elle,
ne
fût-ce
qu'approximativement,
une
idée
de
la
physionomie
de
Jeanne
d'Arc?
A-t-elle
été
originairement
placée
au-dessus
de
la
porte
de
la
maison
où
la
Pucelle
est
née
?
Telles
sont
les
questions
qui
se
posent
tout
d'abord
à
l'esprit
et
que
les
biographes
de
Jeanne
d'Arc
se
sont
évertués
à
résoudre
:
Pour
bien
se
rendre
compte
du
caractère
de
cette
statue,
MMᵉ.
de
Bouteiller
et
A.
Braux,
à
qui
nous
devons
de
si
précieuses
révélations
sur
la
famille
de
Jeanne,
ont
commencé
par
en
étudier
deux
autres,
dont
l'une
devait,
suivant
eux,
présenter
des
garanties
exceptionnelles
sous
le
rapport
de
la
ressemblance.
Elle
faisait
partie
du
monument
élevé
à
Orléans
en
1458
sur
le
pont
de
la
Loire.
C'était
27
ans
après
la
mort
de
Jeanne
d'Arc,
c'est-
à-dire
à
une
époque
où
un
grand
nombre
d'habitants
(1) Histoire de Jeanne d'Arc, 1847. t. I. p. 4.