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plus
d'un
kilomètre,
ces
prairies
verdoyantes
dont
la
fertilité
égale
la
beauté
et
d'où
l'on
tire
encore
aujourd'hui
les
foins
les
meilleurs
et
les
plus
renommés
de
toute
la
France
(1).
»
A
la
position
de
modeste
cultivateur,
se
joignaient,
pour
le
père
de
la
Pucelle,
l'estime
et
la
considération
de
ses
concitoyens,
ce
qui
prouve
qu'il
n'était
certainement
pas
le
premier
venu.
Deux
actes
fort
intéressants
l'établissent
d'une
façon
péremptoire.
L'un,
daté
du
7
octobre
1423,
contient,
au
profit
de
Robert
de
Saarbruck,
seigneur
de
Commercy,
pour
droit
de
pro-
tection
et
de
sauvegarde
de
Domremy
et
de
Greux,
reconnaissance
de
deux
gros
par
feu
:
Jacques
d'Arc
y
figure
comme
doyen
du
village
et
vient
immédiatement
après
le
maire.
Or,
d'après
M.
Edouard
Bonvalot
(2)
il
n'y
avait
qu'un
doyen
ou
sergent
dans
chaque
village ;
c'est
lui
qui
convoquait
les
bourgeois
aux
assemblées
électorales
et
aux
plaids,
les
maires,
échevins
et
jurés
à
leurs
réunions
publiques
ou
extraordinaires ;
c'est
lui
qui
faisait
les
cris
des
arrêtés
municipaux
et
ordonnances;
qui
commandait
le
guet
du
jour
et
de
nuit
et
qui
avait
la
garde
des
prisonniers.
Le
second
acte
a
été
trouvé
dans
le
Trésor
des
Chartes
de
Lorraine
aux
archives
de
Nancy,
par
MM.
Le-
page
et
Chappelier.
Il
porte
la
date
du
31
mars
1426
(1427
d'après
le
style
actuel)
et
se
rattache
à
une
contestation
soulevée
devant
Robert
de
Vaudricourt,
capitaine
de
Vaucouleurs,
par
un
sieur
Guiot-Poignant
contre
les
habitants
de
Greux
et
de
Domremy.
Voici
(1)
Jeanne
d'Arc
à
Domremy,
Paris
1886,
p.
XXII,
LI
et
LV.
(2)
Le
Tiers-État
d'après
la
charte
de
Beaumont
et
ses
filiales.
(Paris,
1844)
P.
412.
en
quels
termes
la
présence
de
ces
derniers
y
est
constatée
:
«
Et,
sur
ce
journée
en
fut
prinse
et
acceptée
par
les
dictes
parties,
au
lieu
de
Vaucouleur,
par
devant
noble
homme
Robert,
seigneur
de
Baudrecourt
et
de
Bloise,
capitaine
du
dit
Vaucouleur,
au
dimanche
vxje
jour
de
mars,
l'an
mil
cccc
et
vint
six
derrans.
passé.
Auquel
jour
et
lieu
les
dictes
parties
comparans
par
devant
le
dict
Robert:
C'est
assavoir
le
dit
Guiot-
Poingnant,
en
personne,
demandeur
d'une
part ;
et
le
dit
messire
Henri
d'Ogevillers,
ensemble
les
dicts
manans
et
habitants
de
Greux
et
de
Dompremy,
ses
hommes
et
subgiez,
comparans
par
vénérable
et
discrète
personne
messire
Jacques
Flament,
prebtre,
Jehan
Morel
de
Greux,
et
Jacquot
d'Ars
du
dit
Dompremy,
leurs
procureurs
souffisamment
fondez
de
procuration,
dont
il
nous
a
deuement
apparu,
deffendeurs,
d'autre
part.
>>
Or
Jaquot
d'Ars
n'était
autre
que
Jacques
d'Arc
le
père
de
Jeanne,
ainsi
que
l'établit
d'une
façon
irrécusable
M.
Boucher
de
Molandon
dans
le
précieux
travail
dont
il
a
donné
lecture
l'année
dernière
à
la
Sorbonne,
devant
les
Délégués
des
Sociétés
savantes,
travail
qui
augmente
encore
les
intéressantes
publications
que
l'infatigable
archéologue
d'Orléans
a
consacrés
à
la
mémoire
de
Jeanne
d'Arc
et
à
celle
de
sa
famille,
et
qui
lui
ont
valu
la
distinction
si
justement
méritée
de
Chevalier
de
la
Légion
d'honneur
(1).
(1)
Ce
travail
a
été
publié
depuis
sous
le
titre:
Jacques
d'Arc,
père
de
la
Pucelle,
sa
notabilité
personnelle,
d'après
les
textes
déjà
connus
et
des
documents
récemment
découverts,
1885.
Orléans,
chez
Herluison,
libraire,