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Cette statue due au ciseau du sculpteur C. Pètre et fondue par Vittoz, représente l'héroïne debout, en costume guerrier, tenant dans la main droite sa fameuse bannière et posant la gauche sur la couronne de France qu'elle semble ainsi protéger ; sur le milieu du piédestal se trouve l'inscription suivante :
MONUMENT
ÉLEVÉ
A
LA
MÉMOIRE
DE
JEANNE
D'ARC
PAR
LA
VILLE
ET
L'ARRONDISSEMENT
DE
NEUFCHATEAU
EN
L'ANNÉE
1859
ET
LE
VI
DU
RÈGNE
DE
S.
M.
NAPOLÉON
III
L'une
des
faces
contient
un
bas-relief
représentant
Jeanne
d'Arc
visitée
par
un
ange,
alors
qu'elle
garde
ses
troupeaux.
Sur
la
face
opposée
on
lit
:
ONT
CONCOURU
A
CETTE
ŒUVRE
:
SA
MAJESTÉ
NAPOLÉON
III.
LES
DÉPARTEMENTS
DE
LA
SEINE,
DES
VOSGES,
DU
LOIRET,
DE
L'AISNE,
DU
BAS-RHIN.
LES
VILLES
ET
COMMUNES
DE......
communes
(Suivent
les
noms
de
cent
villes
ou
parmi
lesquelles
j'ai
eu
le
regret
de
ne
point
voir
figurer
celui
de
Compiègne).
Il
est
vrai
que
20
ans
plus
tard,
en
1880,
cette
ville
a
noblement
réparé
cet
oubli
en
érigeant
à
son
tour,
en
l'honneur
de
l'héroïne,
la
statue
qui
figure
aujourd'hui
en
face
de
son
bel
Hôtel-de-Ville.
Après
avoir
suffisamment
parcouru
Neufchâteau,
je
pris
le
chemin
de
fer
allant
à
Pagny-sur-Meuse,
et
en
moins
de
vingt-cinq
minutes,
j'atteignis
la
station
de
Maxey-sur-Meuse
qui
dessert
Domremy.
Ce
petit
village
de
Maxey
a
joué
un
certain
rôle
belliqueux
du
temps
de
Jeanne
d'Arc.
Il
s'était
prononcé
en
faveur
du
duc
de
Bourgogne,
tandis
que
les
habitants
de
Domremy,
à
l'exception
d'un
seul,
étaient
Armagnacs
de
cœur
et
de
volonté.
C'est
Jeanne
elle-
même
qui
l'a
déclaré
dans
son
troisième
interrogatoire
public
subi
le
24
février
1431:
«
Je
n'ai
connu,
dit-elle,
à
Domremy
qu'un
seul
Bourguignon.
Et
j'aurais
voulu
qu'il
eût
la
tête
coupée,
si
toutefois
tel
eût
été
le
plaisir
de
Dieu
».
Et
quand,
en
présence
de
l'Evêque
Pierre
Cauchon,
de
sinistre
mémoire,
et
de
soixante-deux
assesseurs,
l'ancien
recteur
de
Paris,
Jean
Beaupère,
chanoine
de
Paris
et
de
Besançon,
demanda
à
l'infortunée
captive:
«
Fûtes-vous
jamais
avec
les
petits
enfants
qui
se
battaient
pour
le
parti
dont
vous
êtes?
>>
Jeanne
répondit
:
«
Je
n'en
ai
pas
mémoire.
Mais
j'ai
bien
vu
plusieurs
de
ceux
de
Domremy,
qui
s'étaient
battus
avec
ceux
de
Maxey
(Maxey-sur-Meuse),
revenir
tout
blessés
et
sanglants.
>>
En
effet,
pleins
d'enthousiasme,
les
jeunes
gens
de
Domremy
se
rassemblaient
souvent
à
la
fin
du
jour
et
allaient
provoquer
ceux
de
Maxey,
avec
lesquels
ils
engageaient
de
véritables
luttes
où
le
sang
coulait.
Un
peu
avant
la
station,
on
commence
à
apercevoir
sur
la
hauteur
le
fameux
château
de
Bourlemont
dont
les
tourelles
nombreuses
semblent,
comme
dans
la
Dame
blanche,
toucher
le
ciel,
puis