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dépendances,
au-devant,
au
derrière,
et
de
chaque
côté,
sans
en
rien
réserver ;
la
totalité
située
près
de
l'église
de
Domremy,
et
la
rue
du
Moulin,
entre
Toussaint
Humblot,
au
nord;
Elophe
Liétard,
au
midi ;
ayant
ses
jours
et
entrées
principales
sur
la
dite
rue
au
Levant,
confiné
au
couchant
par
les
filles
Boudin
et
le
dit
Elope
Liétard;
«
Ainsi
transmise,
franche
de
tous
cens,
charges,
servitudes
et
redevances
foncières ;
pour
par
le
département,
en
faire
et
disposer
en
toute
propriété
et
puissance
à
compter
de
ce
jour;
néanmoins
sous
les
réserves
ci-après
:
«
Cette
cession
ainsi
faite,
et
consentie
par
le
dit
Gérardin,
à
la
condition
que,
quel
que
soit
à
l'avenir
la
disposition
du
local,
son
objet
principal,
et
quels
que
soient
les
changements
qu'il
doive
éprouver,
il
en
sera
le
gardien
tant
qu'il
vivra ;
au
surplus,
tant
que
par
sa
conduite,
il
méritera
d'être
chargé
de
ce
gardiennât;
garde
qu'il
demande,
au
reste,
comme
faveur
spéciale,
et
pour
le
maintenir
lui
et
sa
famille
dans
le
souvenir
d'une
habitation
à
laquelle
il
tenait,
à
raison,
des
vertus
et
de
l'héroïsme
de
Jeanne
d'Arc.
<<
Moyennant,
en
outre,
la
somme
de
deux
mille
cinq
cents
francs
en
principal,
à
compte
de
laquelle
il
reconnaît
avoir
reçu
à
l'instant
par
les
mains
et
les
deniers
de
mon
dit
sieur
Muel,
celle
de
six
cents
francs,
dont
d'autant
quittance ;
quant
à
la
somme
de
dix-neuf
cents
francs
restant,
M.
Muel
s'engage
d'en
faire
le
paiement
entre
les
mains
du
dit
Gérardin,
au
plus
tard
dans
un
an,
date
de
ce
jour,
et
sans
intérêts
jusque
là;
obligation
que
le
même
Muel
a,
en
tant
que
de
besoin,
déclaré
contracter
personnellement
et
directement
envers
le
dit
Gérardin,
qu'il
autorise
au
surplus
à
en
exiger
de
lui
l'exécution
sans
égard
à
la
qualité
sous
laquelle
il
contracte
ici
sous
au
nom
du
département
des
Vosges;
clause
que
M.
Muel
fait
insérer
ici
expressément
en
témoignage
de
la
bonne
volonté
que
le
même
Gérardin
a
mise
à
lui
faire
cette
concession,
se
recommandant
au
reste
le
dit
vendeur
à
la
bienveillance
des
autorités
du
département
et
aux
bontés
de
Sa
Majesté,
dont
il
n'a
rien
plus
à
cœur
que
de
re
rendre
digne,
à
la
considération
de
la
nombreuse.
Famille
dont
il
est
chargé
de
l'état
de
pauvreté
dans
lequel
il
se
trouve.
«
Dont
acte
lu
aux
parties,
fait
et
passé
en
la
maison
vendue,
en
présence
de
MM.
Jean-Baptiste-
Laurent
Humblot,
maire
de
la
commune,
et
Claude-
Joseph
Boucirot,
prêtre
desservant
la
succursale
de
Maxey-sur-Meuse,
domicilié
au
dit
Domremy-la-
Pucelle,
témoins
connus
requis
et
soussignés
avec
les
comparantes
et
le
notaire,
les
an
et
jour
avant
dits.
>>
Si
l'ancien
propriétaire
de
la
maison
de
Jeanne
d'Arc
ne
recueillait
pas
de
cette
aliénation,
tout
le
bénéfice
pécuniaire
qu'il
pouvait
en
tirer,
son
noble
désintéressement
lui
valut
une
récompense
à
laquelle
il
devait
attacher
beaucoup
plus
de
prix
encore.
En
effet,
le
roi
Louis
XVIII,
profondément
touché
du
rapport
que
lui
fit
de
cette
négociation,
M.
Lainé
alors
Ministre
de
l'Intérieur,
nomma
Gérardin,
Che-
valier
de
la
Légion
d'honneur,
«
tant
à
cause
des
services
de
cet
ancien
militaire
qu'en
mémoire
de
Jeanne
d'Arc.
»