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Trois
autres,
sur
plaque
en
cuivre,
portent
:
À
JEANNE
D'ARC
LA
PREMIÈRE
LÉGION
DE
LA
MANCHE
LE
6
SEPTEMBRE
1820
À
LA
MÉMOIRE
DE
JEANNE
D'ARC
ET
AU
SOUVENIR
DE
CHARLES
X.
À
JEANNE
D'ARC
DE
GLORIEUSE
MÉMOIRE.
Gérard
Jacob,
de
Reims,
écuyer,
chevalier
de
la
Légion
d'honneur,
a
consacré
ce
buste
dont
il
a
fait
don
aux
habitants
de
Domremy,
le
31
mars
1827.
A
cette
époque,
en
effet,
un
buste
du
roi
Louis
XVIII
avait
été
placé
sur
la
cheminée.
Plus
loin
les
mots
:
VERTU.
ORLÉANS.
---
-
COURAGE.
REIMS.
CHINON.
--
----
DEVOUEMENT.
COMPIÈGNE.
VAUCOULEURS.
PATAY.
rappellent
l'existence
glorieuse
de
la
Pucelle.
De
la
pièce
de
famille,
on
passe
dans
une
autre,
qui
mesure
5
m.
40
de
longueur
sur
3
m.
30
de
largeur
et
2
m.
15
de
hauteur ;
un
corps
de
cheminée
dont
on
retrouve
encore
la
trace
semble
démontrer
qu'elle
avait
dû
servir
de
fournil.
C'était,
suivant
une
tradition
constante,
la
chambre
où
couchait
Jeanne,
et
dans
laquelle
elle
allait
jusqu'à
abandonner
son
propre
lit
aux
pauvres
gens
qui
imploraient
sa
charité
(1).
On
ne
peut
dominer
une
vive
émotion,
quand
on
se
trouve
dans
cette
pièce,
où
le
jour
n'entre
que
par
une
(1)
Procès
de
Réhabilitation,
déposition
d'Isabelle,
femme
Girardin.
petite
fenêtre
carrée,
de
quarante
centimètres
de
hauteur
sur
trente
de
largeur,
le
tout
ménagé
dans
la
profondeur
du
mur,
comme
une
véritable
meurtrière
(1).
Or,
quand
on
se
place
devant
cette
étroite
ouverture,
en
se
baissant
quelque
peu,
on
aperçoit
le
clocher
de
l'église,
dont
la
maison
de
Jeanne
d'Arc
n'était
séparée
que
par
un
bout
de
jardin
et
une
portion
du
cimetière.
On
recompose
alors,
par
la
pensée
les
touchants
épisodes
de
la
jeunesse
de
la
pieuse
fille,
on
la
voit
s'agenouillant
ou
s'accoudant
sur
cette
embrasure
et
contemplant
avec
extase,
l'asile
sacré
où
elle
allait
chaque
jour
se
retremper
dans
la
prière ;
écoutant
le
bruit
des
cloches
qui
sonnaient
l'Ave
Maria
du
soir,
et
prêtant
l'oreille
aux
voix
qui
déjà
s'étaient
fait
entendre
dans
le
jardin
de
son
père,
alors
qu'elle
n'avait
encore
que
treize
ans.
A
côté
de
cette
fenêtre,
dans
le
mur
à
gauche,
on
voit
encore
le
châssis
en
bois,
d'une
armoire
dont
elle
se
servait
pour
serrer
ses
effets.
Un
grillage
le
protège,
pour
la
préserver
des
entailles,
dont
il
ne
manquerait
pas
d'être
l'objet
de
la
part
des
visiteurs.
A
l'autre
extrémité
de
la
chambre
était
la
porte
d'un
cellier,
éclairé
sur
le
jardin,
par
un
soupirail.
Quant
à
la
chambre
qu'occupaient,
les
frères
de
Jeanne,
elle
avait
son
entrée
par
une
porte
donnant
dans
la
pièce
commune.
Jusqu'à
présent,
tous
les
historiens
qui
ont
décrit
la
(1)
Voir
la
planche
qui
représente
cette
chambre.
Il
est
possible
cependant
qu'une
autre
ouverture
ait
éclairé
la
pièce.
On
y
retrouve,
en
effet,
la
trace
d'une
fenêtre
pratiquée
dans
le
mur
qui
la
séparait
de
la
chambre
occupée,
dit-on,
par
les
frères
de
Jeanne
d'Arc.
La
taille
des
pierres
de
cette
fenêtre
indiquerait
qu'originairement,
elle
donnait
sur
l'extérieur.