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quelle
imagination
tendre
et
religieuse,
quelle
main
habile
ont
pu
se
trouver
d'accord
pour
donner
au
bronze
la
vie,
la
volonté,
les
intimes
croyances
de
cette
bergère
de
combats ?
Cette
artiste,
Messieurs,
ce
fut
une
jeune
fille,
une
princesse,
la
fille
de
notre
Roi,
ce
fut
Marie
d'Orléans !
Elle
aussi
était
belle,
elle
aussi
était
jeune,
elle
aussi
était
pieuse,
elle
aussi
aimait
la
France!
Elle
est
au
ciel
à
côté
de
Jeanne
d'Arc,
puisque
Jeanne
d'Arc
est
tout
auprès
de
Dieu.
<<
Presque
en
même
temps,
le
Préfet
enlevait
le
voile
qui
couvrait
la
statue
et
une
salve
de
vingt-et-un
coups
de
canon,
répondit
aux
cris
de
Vive
le
Roi!
qui
éclataient
de
toutes
parts.
«
La
foule
se
pressait
autour
de
la
statue
de
Jeanne
d'Arc,
et
l'admiration
était
grande
de
la
part
de
ces
braves
gens
des
campagnes,
quand
ils
apprenaient
que
cette
œuvre,
belle
et
religieuse,
était
sortie
de
la
main
de
la
fille
de
leur
Roi.
>>
Dans
l'angle,
à
gauche
de
la
pièce,
une
autre
statue
en
pierre
représente
Jeanne
d'Arc
avec
son
armure
(1).
Voici
la
description
minutieuse
qu'en
donna
M.
Jollois,
Ingénieur
en
chef
des
Vosges
en
1820
(2).
«
Les
brassards
et
les
cuissards
formés
de
lames
flexibles
en
parties
superposées
les
unes
sur
les
autres
sont
parfaitement
exprimées.
Le
contour
des
cuissards
et
des
épaulettes
est
terminé
par
des
festons.
La
(1)
Voir
la
planche
représentant
cette
statue.
(2)
Histoire
abrégée
de
la
vie
et
des
exploits
de
Jeanne
d'Arc.
Paris
1821,
page
159.
cuirasse
est
composée
de
deux
morceaux
réunis
de
chaque
côté
par
une
petite
courroie
à
boucles.
Les
brassards
avec
les
épaulettes
qui
en
font
partie
sont
liés
de
la
même
manière
que
la
cuirasse ;
seulement
on
remarque
que
les
courroies
sont
percées
de
plusieurs
trous
pour
serrer
à
volonté.
Les
cuissards
sont
maintenus
contre
les
cuisses
par
des
lanières
qui
enveloppent
en
même
temps
une
robe
de
couleur
amarante
dont
l'héroïne
est
vêtue ;
ils
tiennent
à
la
cuisse
par
quatre
courroies
à
boucles ;
les
jambes
et
les
avant-bras
étaient
recouverts
d'un
métal
très
flexible
ou
peut-être
même
de
cuir
d'un
seul
morceau
fendu
sur
le
côté
extérieur
dans
toute
sa
longueur,
et
serré
par
des
petites
courroies
à
boucles.
«
Au
bas
de
la
taille
et
à
la
réunion
de
la
cuirasse
et
des
cuissards,
est
un
ceinturon
qui
est
accroché
sur
le
devant
du
corps
et
où
sont
attachés
deux
anneaux
destinés
à
suspendre
l'épée ;
l'un
de
ces
anneaux
est
sur
le
côté
gauche
de
la
figure,
l'autre
est
sur
la
face
et
correspond
au
milieu
de
la
cuisse
droite ;
le
baudrier
est
suspendu
à
une
agrafe
passée
dans
le
premier
anneau ;
il
est,
en
outre,
retenu
par
une
lanière
traversant
obliquement
le
haut
des
cuisses
et
attachée
au
second
anneau ;
six
courroies
à
boucles
dont
les
extrémités
sont
cousues,
forment
une
espèce
de
gaine
dans
laquelle
l'épée
était
passée ;
on
voit
sur
la
pierre,
les
traces
de
la
poignée
de
cette
arme
qui,
étant
tout
à
fait
détachée
du
corps
de
la
statue,
a
été
brisée,
mais
on
peut
juger
encore
de
la
forme
de
cette
poignée.
«
Les
jointures
des
bras
et
des
jambes
sont
composées
de
deux
lames
métalliques
qui,
se
repliant
l'une